Conduite après usage de stupéfiants : quelles sanctions depuis le 20 août 2026 ?
Depuis le 20 août 2026, l’article L235-1 du Code de la route punit la conduite après usage de stupéfiants de 3 ans d’emprisonnement et de 9 000 € d’amende. Le texte vise l’usage établi par une analyse sanguine ou salivaire.
Contrairement à l’alcool, le texte ne fixe pas un seuil chiffré en g/l : l’infraction repose sur la mise en évidence de l’usage. Le délit entraîne de plein droit la réduction de la moitié du nombre maximal de points, soit 6 points pour un permis à 12 points.
| Sanction principale | Maximum 2026 | Repère |
|---|---|---|
| Emprisonnement | 3 ans | Article L235-1. |
| Amende | 9 000 € | Article L235-1. |
| Retrait de points | 6 points | Moitié du capital maximal. |
Que risque un conducteur contrôlé positif aux stupéfiants et à l’alcool ?
Le cumul est plus sévèrement sanctionné. Lorsque le conducteur a fait usage de stupéfiants et se trouve aussi au-dessus du seuil légal d’alcool, l’article L235-1 porte les peines jusqu’à 5 ans d’emprisonnement et 15 000 € d’amende.
Le retrait de points est alors égal aux trois quarts du nombre maximal de points, soit 9 points sur un permis à 12 points. La confiscation du véhicule est également prévue dans ce cas, sous réserve du pouvoir du juge de ne pas la prononcer par décision spécialement motivée.
| Cumul stupéfiants + alcool | Maximum | Écart vs stupéfiants seuls |
|---|---|---|
| Prison | 5 ans | +2 ans. |
| Amende | 15 000 € | +6 000 €. |
| Points | 9 points | +3 points retirés. |
Le cumul avec l’alcool est détaillé séparément dans le guide assurance auto et alcoolémie.
Combien de temps le permis peut-il être suspendu ou annulé pour stupéfiants ?
L’article L235-1 prévoit une suspension judiciaire pouvant aller jusqu’à 5 ans. Cette suspension ne peut pas être limitée à la conduite en dehors de l’activité professionnelle. Une annulation peut également être prononcée avec interdiction de solliciter un nouveau permis pendant 5 ans maximum.
Ces durées sont des maxima judiciaires, pas des durées automatiques pour chaque dossier. Pour l’assurance, la durée réellement prononcée est importante car les majorations liées à une suspension de permis varient selon qu’elle dure de 2 à 6 mois ou plus de 6 mois.
| Mesure | Maximum | Impact assurance à vérifier |
|---|---|---|
| Suspension judiciaire | 5 ans | Durée exacte de suspension. |
| Annulation | 5 ans | Délai avant nouveau permis. |
| Interdiction de certains véhicules | 5 ans | Vérifier le droit réel à conduire. |
Pour la procédure détaillée, consultez aussi l’assurance auto après suspension de permis.
Faut-il déclarer une suspension liée aux stupéfiants à son assureur ?
Lorsque la conduite après stupéfiants entraîne une suspension ou une autre circonstance nouvelle aggravant le risque, l’article L113-2 impose de déclarer la modification à l’assureur. Le délai est de 15 jours à partir du moment où vous en avez connaissance.
Conservez la décision, les dates de suspension et la preuve d’envoi. La déclaration doit rester factuelle : durée, date de début, date de fin et motif demandé. Cette page traite les stupéfiants ; le détail de la procédure de suspension est développé dans le guide dédié.
| Étape | Délai | Contrôle |
|---|---|---|
| Notification de la suspension | Jour 0 | Conserver la décision. |
| Déclaration assureur | 15 jours | Envoyer les informations utiles. |
| Vérification du contrat | 1 fois immédiatement | Identifier exclusions et clauses de résiliation. |
Que rembourse l’assurance après un accident responsable sous stupéfiants ?
Service-Public indique que lorsqu’un conducteur cause un accident sous l’effet de stupéfiants, l’assurance ne couvre pas ses propres dommages corporels et matériels. La garantie conducteur et les garanties dommages peuvent donc ne pas intervenir.
En revanche, la responsabilité civile continue à protéger les victimes non responsables. Pour votre propre véhicule, un dommage de 12 000 € peut donc conduire à une indemnisation de 0 € au titre d’une garantie exclue, alors que les tiers restent indemnisables dans le cadre légal.
| Dommage | Exemple chiffré | Effet possible |
|---|---|---|
| Votre véhicule | 12 000 € | 0 € possible si exclusion applicable. |
| Vos blessures | 25 000 €* | 0 € possible via garantie conducteur exclue. |
| Victime non responsable | RC obligatoire | Indemnisation maintenue dans le cadre légal. |
* Montant de préjudice purement illustratif, pas un plafond contractuel.
Quelle surprime après un accident sous stupéfiants ?
La fiche officielle Service-Public consacrée aux accidents sous alcool ou drogues indique que la cotisation peut être majorée jusqu’à 150 % lorsqu’aucune autre infraction sanctionnée ne s’ajoute à la consommation d’alcool ou de stupéfiants. Cette présentation doit être lue avec les autres règles de majoration applicables au dossier.
En cas d’infractions multiples, Service-Public indique un plafond pouvant atteindre 400 %. Il faut distinguer cette majoration du CRM : si l’accident est totalement responsable, le bonus-malus peut aussi augmenter de 25 %.
| Situation | Repère maximal | Mécanisme |
|---|---|---|
| Stupéfiants sans autre infraction sanctionnée* | +150 % | Repère Service-Public. |
| Infractions multiples | +400 % | Plafond global indiqué. |
| Accident 100 % responsable | +25 % CRM | Bonus-malus distinct. |
* Formulation issue de la fiche Service-Public « Accident sous l’effet d’alcool ou de drogue ».
Quelle majoration selon la durée de suspension du permis ?
Le Code des assurances prévoit des plafonds spécifiques lorsque l’accident ou l’infraction aux règles de circulation conduit à une suspension ou à une annulation du permis. Une suspension de 2 à 6 mois peut entraîner jusqu’à +50 % sur la prime de référence.
Au-delà de 6 mois, le plafond passe à +100 %. Pour une annulation ou plusieurs suspensions de plus de 2 mois au cours de la période de référence, le plafond peut atteindre +200 %.
| Mesure sur le permis | Majoration max. | Base |
|---|---|---|
| Suspension 2 à 6 mois | +50 % | Prime de référence. |
| Suspension > 6 mois | +100 % | Prime de référence. |
| Annulation / plusieurs suspensions > 2 mois | +200 % | Prime de référence. |
L’assureur peut-il résilier après un accident sous stupéfiants ?
Oui, si le contrat prévoit la résiliation après sinistre dans les conditions réglementaires. Service-Public vise expressément les sinistres au cours desquels le conducteur était sous l’emprise d’alcool ou de stupéfiants.
La résiliation intervient 30 jours calendaires après la notification. Autre repère important : si l’assureur a accepté le paiement d’une prime ou fraction de prime 30 jours après avoir été informé du sinistre, il ne peut plus se prévaloir de cette faculté de résiliation pour ce sinistre.
| Événement | Délai | Conséquence |
|---|---|---|
| Notification de résiliation | Jour 0 | Point de départ. |
| Fin du contrat | 30 jours | Résiliation effective. |
| Prime acceptée après information | 30 jours | Faculté de résiliation post-sinistre écartée dans ce cas. |
Combien de temps une résiliation après stupéfiants reste-t-elle dans AGIRA ?
La CNIL indique que les informations sont conservées 5 ans lorsque la résiliation survient après un sinistre. Pour les résiliations pour un autre motif, la durée générale indiquée est de 2 ans.
Le fichier peut être consulté par les assureurs membres de l’AGIRA lors d’une nouvelle souscription. Le nouvel assureur peut ainsi vérifier les antécédents déclarés et le motif de résiliation. Cette durée de conservation est distincte de la durée d’une éventuelle majoration tarifaire.
| Information AGIRA | Durée | Usage |
|---|---|---|
| Résiliation après sinistre | 5 ans | Antécédent consultable. |
| Autre motif | 2 ans | Durée générale CNIL. |
| Droit de rectification | 1 demande | À l’assureur ou à l’AGIRA. |
Que représente une majoration de 150 % sur une prime de référence ?
Une majoration de +150 % signifie qu’on ajoute une fois et demie la prime de référence à sa base initiale. Pour rendre le calcul lisible sans inventer de prix de marché, voici trois exemples purement mathématiques.
Avec une base de 800 €, la majoration représente 1 200 € et le total arithmétique atteint 2 000 €, avant les autres composantes tarifaires éventuelles. Ces montants ne sont ni des devis ni des moyennes de marché.
| Prime de référence* | +150 % | Total arithmétique* |
|---|---|---|
| 500 € | 750 € | 1 250 € |
| 800 € | 1 200 € | 2 000 € |
| 1 000 € | 1 500 € | 2 500 € |
* Exemples arithmétiques uniquement, pas des tarifs de marché.
Un taux minimum de stupéfiants est-il nécessaire pour l’infraction ?
L’article L235-1 ne fonctionne pas comme les seuils d’alcoolémie. Il prévoit l’infraction lorsqu’une analyse sanguine ou salivaire établit que le conducteur a fait usage de substances ou plantes classées comme stupéfiants. Le texte ne fixe donc pas un seuil général du type 0,5 g/l.
Après un dépistage positif, les vérifications reposent sur des analyses ou examens prévus par l’article L235-2. En cas de refus des vérifications, l’article L235-3 prévoit également jusqu’à 3 ans d’emprisonnement et 9 000 € d’amende.
| Situation | Repère | Conséquence |
|---|---|---|
| Seuil général type alcool | 0 seuil en g/l prévu | Usage établi par analyse. |
| Refus des vérifications | 3 ans max. | Emprisonnement maximal. |
| Amende refus | 9 000 € max. | Article L235-3. |
Que se passe-t-il si le conducteur responsable n’est plus assuré ?
Les victimes non responsables peuvent être indemnisées par l’assurance de responsabilité civile du conducteur fautif lorsque celle-ci existe. Si le conducteur responsable n’est pas assuré, a pris la fuite ou n’est pas identifié, le FGAO peut intervenir dans les situations prévues.
La fiche Service-Public indique un délai de 3 ans après l’accident pour saisir le FGAO, sous réserve des règles particulières et d’une éventuelle procédure judiciaire. Le conducteur fautif sous stupéfiants ne bénéficie pas de cette aide pour ses propres dommages.
| Situation | Délai / résultat | Personne protégée |
|---|---|---|
| Responsable assuré | RC active | Victime non responsable. |
| Responsable non assuré / non identifié | FGAO possible | Victime. |
| Saisine FGAO | 3 ans | Délai indiqué par Service-Public. |
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Quels documents préparer pour retrouver une assurance après stupéfiants ?
La recherche d’une nouvelle assurance est plus efficace avec un dossier parfaitement cohérent. Préparez la décision liée au permis, la durée de suspension ou l’annulation éventuelle, le relevé d’information, le CRM, la carte grise et le motif de résiliation exact.
Le relevé d’information reprend notamment les sinistres des 5 périodes annuelles précédentes. Après demande expresse, il doit être délivré sous 15 jours. Vérifiez les dates et responsabilités avant de transmettre le dossier à plusieurs assureurs.
| Document | Chiffre à contrôler | Utilité |
|---|---|---|
| Relevé d’information | 5 périodes | Sinistres et responsabilités. |
| Délai de délivrance | 15 jours | Après demande expresse. |
| CRM | 0,50 à 3,50 | Coefficient transmis au nouvel assureur. |
Que faire si aucun assureur n’accepte votre dossier après stupéfiants ?
Lorsque vous ne parvenez pas à obtenir la responsabilité civile obligatoire, le Bureau central de tarification peut être saisi. Depuis le 28 mai 2026, un refus doit mentionner la possibilité de saisir le BCT et préciser les modalités de cette saisine.
Le BCT doit statuer dans un délai de 3 mois. Son rôle est de fixer la prime de la responsabilité civile obligatoire auprès de l’assureur choisi. Il n’impose pas automatiquement le vol, l’incendie, le bris de glace ou une formule tous risques.
| Étape | Repère 2026 | Portée |
|---|---|---|
| Refus avec information BCT | Depuis 28/05/2026 | Modalités de saisine indiquées. |
| Décision BCT | 3 mois | Délai légal. |
| Garantie imposée | RC obligatoire | Pas les garanties facultatives. |
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10 questions essentielles sur l’assurance auto après stupéfiants
Depuis le 20 août 2026, l’article L235-1 prévoit de plein droit la réduction de la moitié du nombre maximal de points. Pour un permis dont le capital maximal est de 12 points, cela correspond à 6 points retirés.
Si l’usage de stupéfiants est cumulé avec un état alcoolique au-dessus des seuils légaux, le retrait passe aux trois quarts du capital maximal, soit 9 points sur un permis à 12 points.
Le Code de la route prévoit jusqu’à 9 000 € d’amende et 3 ans d’emprisonnement pour la conduite après usage de stupéfiants, dès lors que l’usage est établi par une analyse sanguine ou salivaire.
En cas de cumul avec un état alcoolique au-dessus des seuils légaux, les maxima passent à 15 000 € et 5 ans d’emprisonnement. Ces sanctions routières sont distinctes des conséquences appliquées par l’assureur.
L’article L235-1 ne fixe pas un seuil général comparable à 0,5 g/l pour l’alcool. Il vise la conduite lorsqu’une analyse sanguine ou salivaire établit que la personne a fait usage d’une substance ou plante classée comme stupéfiant.
Après un dépistage positif, les vérifications prévues par le Code de la route permettent d’établir l’usage. Refuser ces vérifications est lui-même puni jusqu’à 3 ans de prison et 9 000 € d’amende.
Service-Public indique que le conducteur responsable d’un accident sous l’effet de drogues ne bénéficie pas de la couverture de ses propres dommages corporels et matériels. Selon la garantie concernée, l’indemnisation peut donc être de 0 €.
Cette exclusion ne supprime pas la protection des victimes non responsables. La responsabilité civile du conducteur fautif continue à couvrir leurs dommages dans le cadre légal, même si le conducteur responsable perd ses propres garanties.
La fiche officielle Service-Public indique une majoration pouvant aller jusqu’à 150 % lorsqu’aucune autre infraction sanctionnée ne s’ajoute à la consommation d’alcool ou de stupéfiants. En cas d’infractions multiples, elle indique jusqu’à 400 %.
Ces pourcentages ne doivent pas être confondus avec le CRM. Un accident totalement responsable peut parallèlement entraîner +25 % de bonus-malus, tandis que l’infraction et la suspension relèvent d’autres mécanismes.
Oui, lorsque la résiliation après sinistre est prévue par le contrat et que les conditions sont remplies. Service-Public vise expressément les sinistres survenus sous alcool ou stupéfiants. La résiliation intervient 30 jours après notification.
Si l’assureur a accepté le paiement d’une prime ou fraction de prime 30 jours après avoir été informé du sinistre, il ne peut plus utiliser cette faculté de résiliation pour ce sinistre.
La CNIL indique une conservation de 5 ans lorsque la résiliation intervient après un sinistre. Pour les résiliations liées à un autre motif, la durée générale indiquée est de 2 ans.
Le fichier est consulté par les assureurs membres de l’AGIRA afin de vérifier les antécédents déclarés. Une résiliation après accident sous stupéfiants peut donc rester visible pendant plusieurs années lors d’une nouvelle souscription.
Elle peut entraîner une majoration spécifique dans les conditions prévues par le Code des assurances. Une suspension de 2 à 6 mois peut atteindre +50 %, et une suspension de plus de 6 mois jusqu’à +100 %.
Une annulation ou plusieurs suspensions de plus de 2 mois pendant la même période de référence peuvent atteindre +200 %. Ces plafonds sont distincts du CRM.
Préparez la décision concernant le permis, les dates de suspension ou d’annulation, la carte grise, le relevé d’information et le CRM. Le relevé reprend notamment les sinistres des 5 périodes annuelles précédentes.
Après demande expresse, le relevé doit être remis sous 15 jours. Vérifiez les responsabilités et le motif de résiliation avant de demander plusieurs devis afin d’éviter une correction tardive du tarif.
Le Bureau central de tarification peut intervenir pour obtenir la responsabilité civile obligatoire. Depuis le 28 mai 2026, le refus de souscription doit mentionner la possibilité de saisir le BCT et préciser les modalités de saisine.
Le BCT doit statuer sous 3 mois. Il fixe la prime de la garantie obligatoire auprès de l’assureur choisi, mais n’impose pas automatiquement les garanties facultatives comme le tous risques, le vol ou l’incendie.
Références : economie.gouv.fr — garanties automobiles, Service-Public — assurance obligatoire, France Assureurs — assurance automobile et Service-Public — BCT.
Les 12 chiffres clés de l’assurance auto après stupéfiants
Cette synthèse sépare les sanctions routières des conséquences d’assurance. Les chiffres ne doivent pas être additionnés mécaniquement : chaque ligne correspond à un mécanisme différent.
| Repère | Valeur | Nature |
|---|---|---|
| Prison stupéfiants | 3 ans max. | Code de la route. |
| Amende stupéfiants | 9 000 € max. | Code de la route. |
| Points stupéfiants | 6 points | Retrait de plein droit. |
| Stupéfiants + alcool | 5 ans / 15 000 € | Sanction renforcée. |
| Points stupéfiants + alcool | 9 points | 3/4 du capital maximal. |
| Suspension judiciaire | 5 ans max. | Peine complémentaire. |
| Déclaration aggravation | 15 jours | Code des assurances. |
| Résiliation post-sinistre | 30 jours | Après notification. |
| Repère surprime Service-Public | +150 % | Sans autre infraction sanctionnée. |
| AGIRA post-sinistre | 5 ans | Conservation CNIL. |
| FGAO | 3 ans | Délai indiqué pour la victime. |
| BCT | 3 mois | Délai pour statuer. |
Sources officielles vérifiées en septembre 2026 : Légifrance — Code de la route, articles L235-1 à L235-5 ; Service-Public — accident sous alcool ou drogue et assurance ; Service-Public — résiliation assurance auto ; CNIL — fichier des résiliations automobiles ; Légifrance — article L212-1, BCT.