2 assurances à distinguerVéhicule + responsabilité civile professionnelle
4 à 9 placesFourchette réglementaire, conducteur compris
1 contrôle/anContrôle technique du véhicule affecté au transport public
5 ansRenouvellement du registre VTC et formation continue
Réponse directe

Quelle assurance est obligatoire pour travailler comme VTC ?

Deux risques différents

Assurer la voiture ne suffit pas : l’activité VTC doit aussi être couverte

Le Code des transports exige que le professionnel puisse justifier à tout moment d’une assurance couvrant sa responsabilité civile professionnelle. En parallèle, le véhicule doit disposer de l’assurance automobile obligatoire et être assuré pour son usage professionnel réel.

Point critique

Une assurance personnelle mal déclarée peut créer un trou de couverture

Service-Public rappelle qu’un véhicule utilisé pour travailler n’est pas toujours couvert automatiquement par un contrat personnel. L’usage professionnel doit être déclaré à l’assureur.

RC circulation

Couvre les dommages causés aux tiers par le véhicule. C’est le socle automobile obligatoire.

RC professionnelle

Couvre la responsabilité liée à l’activité de transport de personnes. Le justificatif est exigé pour l’inscription au registre VTC.

Dommages au véhicule

Vol, incendie, bris de glace ou tous risques sont des garanties supplémentaires à calibrer selon la valeur et le financement du véhicule.

Sources : Légifrance — L3120-4, L3141-2 et Service-Public — usage professionnel.

Ce que vérifient les plateformes

Quels justificatifs doivent être valides avant de prendre des courses ?

Le Code des transports oblige les opérateurs de mise en relation à vérifier plusieurs documents avant toute mise en relation avec des passagers. Pour le chauffeur et son entreprise, l’assurance est donc contrôlée à 2 niveaux : véhicule et activité professionnelle.

Permis1

Permis correspondant au véhicule utilisé.

Assurance véhicule1

Justificatif en cours de validité pour le véhicule.

RC professionnelle1

Justificatif couvrant l’activité pratiquée.

Carte professionnelle1

Carte professionnelle valide lorsque requise.

Pour l’entreprise VTC, l’opérateur vérifie aussi le certificat d’inscription au registre et le justificatif de RC professionnelle. Un contrat automobile valide mais déclaré seulement pour un usage privé ne remplace donc pas l’assurance de l’activité.

Sources : Légifrance — L3141-2 et R3141-4.

Véhicule conforme

Quelles caractéristiques doit respecter une voiture VTC en 2026 ?

Le véhicule utilisé en VTC doit correspondre aux règles du transport public particulier. Le Code fixe 4 à 9 places, conducteur compris. Pour les véhicules thermiques concernés, l’arrêté consolidé impose aussi moins de 7 ans, au moins 4 portes, une longueur minimale de 4,50 m, une largeur minimale de 1,70 m et une puissance nette d’au moins 84 kW.

Places4–9

Conducteur compris.

Ancienneté< 7 ans

Pour les véhicules thermiques concernés.

Dimensions4,50 × 1,70 m

Longueur et largeur minimales.

Puissance≥ 84 kW

Puissance nette minimale.

Les véhicules hybrides et électriques visés par le Code bénéficient d’une dérogation aux caractéristiques techniques de l’arrêté. Cela ne supprime ni l’obligation d’assurance, ni les obligations professionnelles du chauffeur.

Sources : Légifrance — R3122-6 et arrêté du 26 mars 2015 consolidé.

Contrôle technique

À quelle fréquence un VTC doit-il passer le contrôle technique ?

Un véhicule de moins de 10 places, conducteur compris, affecté au transport public de personnes doit subir un contrôle technique au plus tard 1 an après sa première mise en circulation, ou avant sa première utilisation professionnelle si celle-ci intervient plus tard. Le contrôle est ensuite renouvelé tous les ans.

Mise en circulation

Le compteur réglementaire part de la première mise en circulation.

Premier contrôle

Au plus tard après 1 an, ou avant l’usage VTC si celui-ci commence plus tard.

Renouvellement

1 fois par an.

Assurance

Prévenez l’assureur de toute situation pouvant modifier l’acceptation du risque.

Source : Légifrance — article R323-24 du Code de la route.

Registre VTC

Quels délais administratifs faut-il anticiper autour de l’assurance ?

L’inscription de l’exploitant au registre VTC est renouvelable tous les 5 ans. Le dossier d’inscription exige notamment une attestation de RC professionnelle. Lorsque le dossier est complet, l’inscription doit être effectuée dans un délai de 2 mois. Pour le renouvellement, la demande doit être formée au moins 3 mois avant l’échéance.

Registre

5 ans

Renouvellement périodique de l’inscription de l’exploitant.

  • RC pro à jour.
  • Informations conducteur et véhicule à jour.
Instruction

2 mois

Délai réglementaire annoncé lorsque le dossier complet est envoyé et les conditions remplies.

Anticipation

3 mois avant

Délai minimal pour demander le renouvellement avant l’expiration.

Sources : Légifrance — L3122-3 et R3122-2 à R3122-5-1.

Capacité financière

Pourquoi retrouve-t-on parfois le chiffre de 1 500 € par véhicule ?

Le Code prévoit plusieurs moyens de justifier la capacité financière de l’exploitant pour chaque véhicule utilisé régulièrement. Si l’exploitant n’est ni propriétaire du véhicule ni titulaire d’un contrat de location d’au moins 6 mois, une garantie financière de 1 500 € par véhicule peut être utilisée dans les conditions prévues par le texte.

Véhicule propriété de l’exploitant

La condition peut être satisfaite par la propriété du véhicule.

Location longue

Un contrat de location d’au moins 6 mois est un autre mode de justification.

Garantie financière

À défaut, le texte prévoit notamment 1 500 € par véhicule via un organisme habilité.

Source : Légifrance — dispositions relatives aux véhicules VTC.

Prix VTC 2026

Combien coûte réellement une assurance VTC en 2026 ?

Il n’existe aucun tarif officiel. Le prix dépend de la zone d’exercice, du véhicule, du CRM, de l’ancienneté VTC, des sinistres, du kilométrage professionnel, du stationnement, des franchises et de l’étendue des garanties.

Les courtiers spécialisés publiant des barèmes 2026 affichent des ordres de grandeur très variables. AJP Assurance indique, pour ses dossiers, environ 1 800 à 2 400 €/an en tiers étendu pour un profil expérimenté avec bonus 0,50, et 2 400 à 3 200 €/an en tous risques. D’autres courtiers spécialisés annoncent des fourchettes pouvant monter vers 3 800 à 5 500 €/an pour un VTC résilié selon le motif et le dossier.

Profil favorable — repère commercial1 800 à 3 200 €/an
Tiers étendu1 800–2 400 €
Tous risques2 400–3 200 €
Mensualité équivalente150–267 €/mois
Ordres de grandeur commerciaux, non officiels et non garantis.
Profil résilié — repère commercial3 800 à 5 500 €/an
Équivalent mensuel317–458 €/mois
Motif de résiliationDéterminant
Sinistres / malusImpact fort
Fourchette indicative publiée par un courtier spécialisé ; seul un devis personnalisé fait foi.

Repères commerciaux 2026 : AJP Assurance et Orizon. Ils ne constituent ni des tarifs réglementaires ni une moyenne officielle du marché.

Pourquoi c’est plus cher

Pourquoi un VTC paie-t-il souvent plus qu’un conducteur particulier ?

L’assureur n’évalue pas seulement la voiture : il évalue un usage professionnel intensif. Le véhicule transporte des clients, circule souvent en zone urbaine dense, peut accumuler beaucoup de kilomètres et l’arrêt du véhicule peut provoquer une perte de chiffre d’affaires.

Kilométrage professionnel : volume annuel et répartition ville/autoroute.
Zone d’exploitation : Paris, petite couronne, grande couronne ou province.
Valeur du véhicule : berline récente, premium, électrique ou hybride.
CRM et sinistres : historique du conducteur et de l’activité.
Franchise : montant conservé à votre charge après sinistre.
Immobilisation : assistance et véhicule de remplacement peuvent être stratégiques pour maintenir l’activité.
Garanties utiles

Quelles garanties regarder au-delà des deux RC ?

Indispensable à étudier

Dommages tous accidents

Intéressant pour un véhicule récent ou financé, car votre outil de travail est directement exposé.

  • Franchise.
  • Valeur d’indemnisation.
  • Exclusions.
Continuité d’activité

Assistance 0 km

Une panne devant votre domicile peut immobiliser l’activité autant qu’une panne à 50 km.

  • Dépannage.
  • Remorquage.
  • Véhicule relais.
Conducteur

Garantie personnelle

La RC indemnise les tiers ; la protection corporelle du conducteur doit être lue séparément.

  • Plafond.
  • Seuil d’invalidité.
  • Exclusions.

Ajoutez selon le véhicule le vol, l’incendie, le bris de glace, la protection juridique et, en cas de financement, une éventuelle protection contre la perte financière. Vérifiez aussi si le véhicule de remplacement est réellement autorisé et conforme à l’activité VTC.

LOA / LLD VTC

Que vérifier si le véhicule VTC est loué ou financé ?

Le contrat de location ou de financement peut exiger un niveau de garantie supérieur à la seule RC. Vérifiez en particulier le tous risques, la valeur d’indemnisation, les franchises et la perte financière. Pour la capacité financière VTC, un contrat de location d’au moins 6 mois fait aussi partie des justificatifs prévus par le Code.

Exemple : un véhicule VTC financé vaut encore 28 000 €, l’indemnisation dommages est de 23 000 € et le financeur réclame 26 500 € pour solder le contrat : il reste un écart potentiel de 3 500 €. Les montants sont pédagogiques ; seule votre garantie perte financière permet de savoir si cet écart est couvert.

Pour approfondir, consultez aussi notre guide assurance auto LOA / LLD.

Conducteur résilié

Peut-on continuer à travailler en VTC après une résiliation d’assurance ?

Oui si vous retrouvez une couverture acceptant explicitement l’usage VTC. Il faut éviter la solution dangereuse consistant à souscrire un contrat auto particulier en masquant l’usage professionnel. Le bon dossier présente le motif de résiliation, le CRM, les sinistres, le véhicule, la zone d’exercice et les garanties professionnelles requises.

Non-paiement régularisé

Joignez la preuve de régularisation et demandez un devis VTC professionnel complet.

Sinistralité / malus

La tarification peut fortement augmenter ; comparez franchise et étendue des garanties, pas seulement la prime.

RC automobile refusée

Le BCT peut être un recours pour la responsabilité civile obligatoire, mais il ne peut pas imposer toutes les garanties professionnelles ou facultatives nécessaires à votre activité.

Un chauffeur VTC qui n’a plus d’assurance de véhicule ni de RC professionnelle valide ne doit pas continuer à prendre des passagers. Les opérateurs de mise en relation doivent d’ailleurs vérifier ces justificatifs.

Comparer

Votre assurance VTC a été résiliée ou devient trop chère ?

Comparez sur une base identique : usage VTC déclaré, RC professionnelle, véhicule, CRM, franchises et assistance. Une offre moins chère qui n’accepte pas explicitement le transport de personnes à titre onéreux n’est pas une solution.

Usage VTC déclaréRC proFranchises
Formation & validité

Quels renouvellements un chauffeur VTC doit-il surveiller ?

La conformité assurance ne suffit pas si la carte professionnelle ou l’inscription VTC n’est plus valable. La formation continue des conducteurs est obligatoire tous les 5 ans et dure 14 heures. Elle peut être fractionnée en 4 périodes de 3 h 30 sur une période maximale de 2 mois.

Formation continue14 h

Actualisation obligatoire des connaissances.

Périodicité5 ans

Formation à renouveler tous les cinq ans.

Fractionnement4 × 3 h 30

Possibilité prévue depuis 2024.

Fenêtre2 mois max.

Période maximale du fractionnement.

Source : Légifrance — arrêté du 11 août 2017 modifié.

8 contrôles avant de signer

Les 8 points à vérifier sur un devis VTC professionnel

1. Usage VTC écrit noir sur blanc

Le contrat doit accepter le transport de personnes à titre onéreux.

Alerte : simple mention “trajets professionnels” sans validation VTC.

2. RC professionnelle

Vérifiez que vous obtenez l’attestation nécessaire au registre et aux plateformes.

Alerte : RC automobile seule.

3. Franchise dommages

Montant exact en euros après accident responsable.

Alerte : prime attractive mais franchise supérieure à 1 000 €.

4. Assistance 0 km

Dépannage même si la panne se produit au point de départ.

Alerte : assistance seulement au-delà de 25 ou 50 km.

5. Véhicule de remplacement

Durée, catégorie, conditions et compatibilité réelle avec l’activité VTC.

Alerte : petite citadine non exploitable professionnellement.

6. Protection conducteur

Plafond d’indemnisation et seuil d’invalidité.

Alerte : plafond très bas pour un professionnel dépendant de sa capacité à conduire.

7. Valeur d’indemnisation

VRADE, valeur d’achat ou valeur majorée selon l’âge du véhicule.

Alerte : véhicule récent financé mais indemnisation insuffisante.

8. Paiement annuel ou mensuel

Comparez le coût total sur 12 mois.

Alerte : frais de fractionnement masquant plusieurs centaines d’euros sur l’année.

5 cas pratiques

5 situations chiffrées pour comprendre le coût réel d’un contrat VTC

1. Prime de 2 400 €/an

Équivalent de 200 €/mois avant éventuels frais de fractionnement.

À comparer : franchise, assistance et véhicule relais.

2. Prime de 4 800 €/an après résiliation

Cela représente 400 €/mois. Une franchise réduite de 1 000 à 500 € ne compense pas toujours une prime plus élevée de plusieurs milliers d’euros.

À calculer : coût annuel complet.

3. 3 jours d’immobilisation

À 220 € de chiffre d’affaires brut/jour, l’arrêt représente 660 € de recettes brutes non réalisées dans cet exemple.

Question : véhicule relais inclus ou non ?

4. Franchise à 1 500 €

Sur un petit choc couvert de 1 800 €, l’indemnité potentielle avant autres règles pourrait n’être que de 300 €.

À lire : franchises par garantie.

5. Location de 12 mois

Elle dépasse le seuil réglementaire de 6 mois utilisé comme l’un des moyens de justifier la capacité financière du véhicule.

À conserver : contrat de location et justificatifs à jour.

Les montants de chiffre d’affaires et de sinistre ci-dessus sont des exemples pédagogiques, pas des moyennes officielles du métier.

Erreurs à éviter

Les 7 erreurs les plus risquées en assurance VTC

Souscrire une assurance auto personnelle sans déclarer le transport de passagers à titre onéreux.
Confondre RC circulation et RC professionnelle alors que les deux répondent à des risques distincts.
Choisir uniquement au prix sans vérifier franchise, assistance et véhicule de remplacement.
Laisser expirer le contrôle technique annuel ou les documents professionnels.
Utiliser un véhicule non conforme aux critères VTC applicables.
Cacher une résiliation ou un sinistre pour obtenir une tarification artificiellement basse.
Compter sur le BCT pour tout imposer alors qu’il ne concerne que la responsabilité civile automobile obligatoire.
Guides & conseils

Vous êtes VTC résilié, malussé ou refusé par plusieurs assureurs ?

Traitez séparément le motif de résiliation, le CRM, l’assurance du véhicule et la RC professionnelle. Le dossier doit rester cohérent avec votre activité réelle.

RésiliationUsage professionnelBCT si RC refusée
FAQ approfondie

10 questions détaillées et chiffrées sur l’assurance auto VTC

Les réponses ci-dessous couvrent les deux RC, les critères du véhicule, le contrôle technique, le prix 2026, le registre, la capacité financière et les conducteurs résiliés.

Il faut distinguer au moins 2 niveaux de responsabilité. D’abord, le véhicule doit être assuré au titre de la responsabilité civile automobile, comme tout véhicule destiné à circuler. Ensuite, l’article L3120-4 du Code des transports impose au professionnel de pouvoir justifier à tout moment d’un contrat couvrant sa responsabilité civile professionnelle. Les opérateurs de mise en relation doivent eux-mêmes contrôler le justificatif d’assurance du véhicule et celui de la responsabilité professionnelle. Une simple police “auto personnelle” n’est donc pas suffisante si elle n’accepte pas explicitement l’usage VTC. Avant de prendre une course, vérifiez au minimum 4 documents : permis valide, assurance véhicule, RC professionnelle et carte professionnelle lorsqu’elle est requise. L’entreprise doit aussi maintenir son inscription au registre VTC.

Pas automatiquement. Service-Public rappelle que l’utilisation d’un véhicule pour travailler doit être déclarée à l’assureur et que la majorité des contrats personnels ne couvrent pas automatiquement les déplacements professionnels. Pour un VTC, le risque est encore plus spécifique puisqu’il s’agit de transporter des passagers à titre onéreux. Si vous souscrivez une formule personnelle à 900 € par an alors qu’un contrat VTC adapté coûte par exemple 2 500 €, l’économie apparente n’a aucune valeur si l’activité professionnelle n’est pas acceptée. En cas de sinistre, l’assureur examinera l’usage réel du véhicule. Le bon réflexe est donc d’obtenir une confirmation écrite de l’usage VTC et de conserver l’attestation de RC professionnelle exigée pour l’activité, plutôt que de se contenter d’une mention vague “usage professionnel”.

Le Code des transports prévoit de 4 à 9 places, conducteur compris. Pour les voitures thermiques soumises aux critères techniques de l’arrêté du 26 mars 2015, le véhicule doit avoir moins de 7 ans, au moins 4 portes, mesurer au minimum 4,50 m de long et 1,70 m de large, et développer au moins 84 kW de puissance nette. Les véhicules hybrides et électriques visés par le Code bénéficient d’une dérogation à ces caractéristiques techniques. Ces critères ne sont pas seulement administratifs : un assureur professionnel doit connaître exactement le véhicule utilisé. Si vous changez de berline, ajoutez un véhicule ou passez d’un thermique à un électrique, mettez également à jour les informations du registre et du contrat d’assurance.

Un véhicule de moins de 10 places, conducteur compris, affecté au transport public de personnes doit passer un contrôle technique au plus tard 1 an après sa première mise en circulation, ou avant sa première utilisation professionnelle si celle-ci commence plus tard. Le contrôle est ensuite renouvelé tous les ans. Cela signifie qu’un VTC mis en circulation il y a 3 ans ne suit pas simplement le calendrier classique d’un véhicule particulier. Le chauffeur doit surveiller lui-même l’échéance. Si votre contrôle expire le 15 novembre, ne programmez pas la visite au dernier moment : une immobilisation, une contre-visite ou une pièce indisponible peut perturber plusieurs jours d’activité. La conformité technique et l’assurance sont deux obligations séparées mais complémentaires.

Il n’existe aucune moyenne officielle unique. Les courtiers spécialisés publient toutefois des fourchettes commerciales utiles pour établir un budget. AJP Assurance indique environ 1 800 à 2 400 €/an en tiers étendu pour un conducteur expérimenté avec bonus 0,50 et 2 400 à 3 200 €/an en tous risques. D’autres spécialistes affichent environ 3 800 à 5 500 €/an pour certains dossiers VTC résiliés, selon le motif et le profil. Cela représente environ 150 à 267 €/mois pour la première fourchette et 317 à 458 €/mois pour la seconde. Ces chiffres sont des repères commerciaux 2026, pas des tarifs réglementaires. Votre prix dépend du véhicule, du CRM, des sinistres, de la zone, des garanties et des franchises.

Parce que l’exposition n’est pas comparable. Un VTC est un outil de travail utilisé pour du transport de personnes à titre onéreux, souvent avec un kilométrage et un temps de conduite nettement supérieurs à ceux d’un usage privé. L’assureur tient compte du véhicule, de sa valeur, de la zone d’exploitation, du stationnement, du nombre de sinistres, du CRM et des garanties professionnelles. Prenons un exemple : à 2 400 €/an, la prime revient à 200 €/mois. Si un contrat à 2 100 € économise 300 € par an mais impose une franchise supplémentaire de 800 € et aucun véhicule relais, il peut être moins intéressant pour un chauffeur qui dépend quotidiennement de sa voiture. Le coût doit donc être lu avec l’immobilisation et la continuité d’activité.

Oui, mais l’acceptation dépend du motif de résiliation et du dossier. Une résiliation pour non-paiement régularisée, plusieurs sinistres responsables ou un CRM élevé ne sont pas analysés de la même manière. Préparez au minimum 5 éléments : relevé d’information, CRM, motif et date de résiliation, historique des sinistres, caractéristiques du véhicule et zone d’activité. Les fourchettes commerciales 2026 publiées par des courtiers spécialisés peuvent atteindre environ 3 800 à 5 500 €/an pour certains profils résiliés. Si la responsabilité civile automobile obligatoire est refusée après une demande formelle, le BCT peut intervenir pour cette RC. En revanche, il ne peut pas forcer l’assureur à accorder toutes les garanties facultatives ou professionnelles dont le VTC peut avoir besoin.

L’inscription de l’exploitant au registre VTC est renouvelable tous les 5 ans. Le Code prévoit que, lorsqu’un dossier complet est adressé et que les conditions sont remplies, l’inscription intervient dans un délai de 2 mois. Pour le renouvellement, la demande doit être déposée au moins 3 mois avant le terme. Le dossier comprend notamment l’attestation de responsabilité civile professionnelle, des informations sur l’entreprise, les véhicules et les conducteurs. Il faut donc éviter d’attendre le dernier mois pour mettre à jour une assurance expirée ou un véhicule remplacé. Le montant réglementaire des frais d’inscription est encadré par un plafond de 250 € par exploitant, le montant effectif étant fixé par les textes applicables à la démarche.

Ce chiffre ne correspond pas à une prime d’assurance. Il concerne la justification de la capacité financière de l’exploitant. Pour chaque véhicule utilisé régulièrement, la condition peut notamment être satisfaite si l’exploitant est propriétaire du véhicule ou s’il justifie d’un contrat de location d’au moins 6 mois. À défaut de ces situations, le Code prévoit notamment une garantie financière de 1 500 € par véhicule accordée par un organisme habilité. Exemple : pour une activité exploitant 3 véhicules sans propriété ni contrats de location répondant au seuil, la garantie théorique serait de 4 500 €, sous réserve des conditions précises du texte. Il ne faut donc pas confondre cette capacité financière avec la RC professionnelle ou la prime annuelle d’assurance auto VTC.

Le conducteur doit suivre une formation continue tous les 5 ans. Depuis la modification de 2024, le stage comporte 14 heures de formation et peut être fractionné en 4 périodes de 3 h 30 sur une période maximale de 2 mois. À la fin, une attestation est délivrée et sa validité est liée au cycle de renouvellement. Cette obligation est distincte de l’assurance, mais les deux participent à la régularité de l’activité. Une entreprise peut avoir un contrat d’assurance parfaitement à jour et néanmoins rencontrer un problème si la carte ou la formation du conducteur n’est plus valide. Avant la date anniversaire des 5 ans, vérifiez donc simultanément formation, carte professionnelle, registre VTC, contrôle technique annuel et attestations d’assurance.

Références : L3120-4, L3141-2, caractéristiques VTC, contrôle technique.

Repères 2026

Les 22 chiffres à retenir avant d’assurer un VTC

RepèreValeurUtilité
Couvertures à distinguer2Assurance véhicule + RC professionnelle.
Places VTC4 à 9Conducteur compris.
Âge véhicule thermique concerné< 7 ansCritère réglementaire.
Portes≥ 4Critère réglementaire.
Longueur minimale4,50 mCritère réglementaire.
Largeur minimale1,70 mCritère réglementaire.
Puissance nette minimale84 kWHors dérogations hybrides/électriques.
Premier contrôle technique≤ 1 anAprès mise en circulation ou avant usage pro tardif.
Contrôle technique suivant1/anRenouvellement annuel.
Registre VTC5 ansPériode de renouvellement.
Instruction dossier complet2 moisDélai réglementaire.
Demande de renouvellement≥ 3 mois avantÀ anticiper.
Frais registre : plafond réglementaire250 €Plafond, pas nécessairement montant effectivement facturé.
Location pour capacité financière≥ 6 moisUn mode de justification.
Garantie financière alternative1 500 €/véhiculeAutre mode de justification.
Formation continue14 hStage obligatoire.
Fréquence formation5 ansCycle de renouvellement.
Fractionnement formation4 × 3 h 30Possible sur 2 mois max.
Tiers étendu, profil favorable*1 800–2 400 €/anRepère commercial 2026.
Tous risques, profil favorable*2 400–3 200 €/anRepère commercial 2026.
Profil VTC résilié*3 800–5 500 €/anRepère commercial selon dossier.
FVA / carte verte01/04/2024Preuve d’assurance via FVA pour véhicules immatriculés.

À retenir : un contrat VTC doit être lu comme une assurance professionnelle, pas comme une simple auto particulière. Vérifiez simultanément l’usage VTC, les 2 responsabilités, la conformité du véhicule, le contrôle annuel, les franchises et la continuité d’activité.

*Fourchettes commerciales indicatives 2026 publiées par des courtiers spécialisés ; aucun tarif VTC officiel ou réglementé n’existe.